Revue des Traditions Musicales

ISSN:3071-3226

Journal Insights | Publishing Model: Platinum Open Access | APC: Waived by the Publisher

Editor-in-Chief View Editorial Board

Nidaa Abou Mrad

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Research Article

The Silk Road as Jam Session, Then and Now

La Route de la Soie comme rencontre spontanée, jadis et maintenant

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Table Of Contents

 

Abstract

In our own time, “Silk Road music” has emerged as a popular metonym for myriad forms of cross-cultural musical fusion and improvisation that are presumed to have resulted from the meetings of musicians from different cultures along the trans-Eurasian trade routes. A closer look at historical sources, however, suggests that processes through which music, musicians, and musical instruments were assimilated from one cultural realm into another occurred not through spontaneous encounters or “jam sessions,” but over a time scale measured in centuries. Moreover, such assimilative processes were far more active at the eastern end of the Silk Road than in central and western regions. The cyclic process through which foreign musical instruments, musical styles and performance techniques from Central Asia, Iran, and India were assimilated over long periods in provincial centers along the trade routes before their adoption in enculturated forms in centralized court music culture—most notably, in the court of the music-loving Tang emperor Xuanzhong—helps to explain the stylistically seamless way in which Chinese music has incorporated such highly visible foreign imports as the pipa, erhu, suona, and yangqin. By contrast, the Persianate musical culture of Greater Khorasan appears to have largely eschewed not only Chinese musical influences, but also musical influences from their much nearer neighbors, the Turkic-speaking nomads who inhabited parts of Mā warā’ al-nahr (Transoxania) and the vast steppe and grasslands that lay beyond it to the north and northeast. The cultural chasm that divides the musical instruments, repertoires, genres, styles, and sensibilities of nomads from those of sedentary-dwellers remains even today the most enduring and prominent feature of musical life in Central Eurasia. The absence of compelling historical evidence for Silk Road-era jam sessions and East-West musical exchange (in the bi-directional sense of “exchange”) has not dampened the enthusiasm of contemporary musicians seeking prestigious historical precedents for cross-cultural music projects, and a broad range of such projects has been created in a 21st-century version of the Silk Road.

De nos jours, la musique dite de « la Route de la Soie » semble servir de terme générique à diverses formes d’improvisation et de fusion musicale interculturelle issues des nombreuses rencontres entre musiciens d’origine diverses qui ont pris place historiquement le long des routes commerciales d’Eurasie. Cependant, une analyse plus approfondie des sources historiques suggère que ce processus d’assimilation musicale s’est produit, non pas à travers des rencontres spontanées ou « jam sessions », mais progressivement au fil des siècles. De plus, il semblerait que ce processus d’assimilation ait été beaucoup plus prononcé à l’extrémité orientale de la Route de la Soie que dans les régions centrales et occidentales. En effet, le processus cyclique à travers lequel des instruments, des styles musicaux, ainsi que des techniques de jeu venus d’Asie centrale, d’Iran et d’Inde ont été assimilés à travers de longues périodes dans les centres provinciaux avant d’être absorbés sous une autre forme par les musiques de court des grands centres urbains – notamment, à la cour de l’empereur mélomane Tang Xuanzhong – aide à expliquer comment la musique chinoise en est venu à incorporer des instruments manifestement « étrangers » tels que le pipa, erhu, suona et yangqin. En revanche, la culture musicale Persane du Grand Khorasan semble avoir largement résistée, non seulement aux influences musicales chinoises, mais aussi aux influences musicales de ses voisins immédiat : les nomades turcophones qui peuplaient certaines régions de la Mā wara ’al-nahr (Transoxiane) ainsi que les vastes steppes et prairies qui se trouvaient au-delà (vers le nord et nord-est). En effet, le fossé culturel qui sépare la sensibilité musicale des nomades de celles des sédentaires reste encore aujourd’hui l’une des caractéristiques principales de la vie musicale en Eurasie Centrale. Pourtant, l’absence de preuves historiques concernant ces jam sessions « Est-Ouest » de l’ère Silk Road n’a pas diminué l’enthousiasme de certains musiciens contemporains cherchant à s’appuyer sur des précédents historiques afin de justifier des projets musicaux interculturels, souvent créé sur la base d’une version contemporaine réinventée de la Route de la Soie.

Publisher’s Note
Revue des Traditions Musicales was originally published in print by Antonine University Press. Geuthner contributed to certain technical aspects of production and international distribution, without editorial responsibility. The journal is now being republished by Luminous Insights Publishing House following its transfer.

This article is currently available in PDF format only. An HTML version will be available soon.

Note de l’éditeur
Revue des Traditions Musicales a été initialement publiée en version imprimée par Les Presses de l’Université Antonine. Geuthner a contribué à certains aspects techniques de la production et de la diffusion internationale, sans responsabilité éditoriale. La revue est désormais republiée par Luminous Insights Publishing House à la suite de son transfert.

Cet article est actuellement disponible uniquement au format PDF. Une version HTML sera disponible prochainement.

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Levin, T., (2015) . The Silk Road as Jam Session, Then and Now . Revue des Traditions Musicales , 10 (1) 65 - 76 , https://doi.org/10.51300/RTM-2016-71

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