Abstract
Cet article examine en premier lieu la réception des musiques égyptiennes en France au niveau des discours musicologiques tenus depuis la campagne de Bonaparte jusqu’à l’époque contemporaine, les plus récents ayant contribué à une « redécouverte » de l’école de la Nahḍa saisie comme une acmé de musique savante. Il analyse d’autre part les performances publiques de musiques d’Égypte en France, des expositions universelles du xixe siècle aux concerts d’Arab-pop contemporains. L’évolution des discours et des représentations suit les transformations de l’objet « musiques d’Égypte » comme celles de la population française, plus métissée culturellement et ethniquement au début du xxie siècle qu’elle ne l’était un siècle plus tôt, en notant la présence parallèle d’une scène de prestige “World music” s’adressant aux mélomanes curieux et qui présente essentiellement des musiques populaires et des musiques savantes dont la diffusion demeure confidentielle en Égypte, et d’une scène visant plus spécifiquement les communautés arabophones installées en France qui répercute les succès du mainstream commercial égyptien.
This article first examines the reception of Egyptian musics in France on the level of the musicological discourses produced since Bonaparte’s campaign until contemporary research, noting that the latter contributed to a “rediscovery” of the Nahḍa school repertoire, presented as an acme of art music in the Middle-East. It subsequently analyzes public performances of Egyptian musics in France, from universal expositions in the 19th century until present day Arab pop concerts. The evolution of academic discourses and performances follows the transformations undergone on the one hand by “Egyptian musics”, and on the other hand by the French population, notably more diverse culturally and ethnically in this early 21st century than it was a hundred years before. The article notes the parallel presence of two
distinct scenes: a “World music” realm targeting curious music lovers presenting essentially folk musics and learned repertoire, both of which remain confidentially represented in Egypt, and a commercial scene aiming Arab communities in France, which reflects the latest successes of Egyptian pop mainstream.
Publisher’s Note
Revue des Traditions Musicales was originally published in print by Antonine University Press.
Geuthner contributed to certain technical aspects of production and international distribution, without editorial responsibility.
The journal is now being republished by Luminous Insights Publishing House following its transfer.
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Note de l’éditeur
Revue des Traditions Musicales a été initialement publiée en version imprimée par Les Presses de l’Université Antonine.
Geuthner a contribué à certains aspects techniques de la production et de la diffusion internationale, sans responsabilité éditoriale.
La revue est désormais republiée par Luminous Insights Publishing House à la suite de son transfert.
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