Abstract
La fin des années 1950 vit, en France, l’usage des magnétophones à bandes se démocratiser. Les collectes sonores qui purent, dès lors, être réalisées témoignent, dans le domaine de la chanson traditionnelle, de systèmes musicaux souvent très éloignés des nombreuses partitions réalisées par les folkloristes depuis le milieu du xixe siècle. La notation occidentale permet difficilement la prise en compte précise d’intervalles différents des tons et demi-tons, c’est un fait connu. Mais les particularités rythmiques de chants articulés sur d’autres unités que pulsations et mesures semblent n’avoir été, pour l’instant, que très peu perçues. Il existe, en effet, en certaines régions françaises, à côté de chants inscrits dans une métrique aisément mesurable et d’autres qu’on appelle, faute de mieux, « de rythme libre », des corpus où les phrases mélodiques sont basées sur des unités non isochrones, entretenant entre elles des rapports de deux à trois. Cet article, faisant suite à une communication présentée en janvier 2018 au Colloque de Bou Saâda consacré à la notation musicale et organisé par le CNRPAH d’Alger, présente diverses options de transcription et s’interroge sur les processus historiques ayant pu conduire à l’existence de ces répertoires aux rythmes atypiques.
The end of the 1950s saw the democratisation of the use of tape recorders in France. The sound collections that could be made from then on, in the field of traditional song, often bear witness to musical systems that are very different from the numerous scores produced by folklorists since the middle of the 19th century. It is well known that Western notation makes it difficult to take precise account of intervals other than tones and semitones. But the rhythmic particularities of songs articulated on units other than pulses and measures seem to have been, for the moment, only very little perceived. There are, in fact, in certain French regions, alongside songs with easily measurable metrics and others that are called, for want of a better term, “free rhythm”, corpora in which the melodic phrases are based on non-isochronous units, maintaining relationships of two to three between them. This article, following a paper presented in January 2018 at the Colloque de Bou Saâda devoted to musical notation and organised by the CNRPAH of Algiers, presents various transcription options and questions the historical processes that may have led to the existence of these repertoires with atypical rhythms.
Publisher’s Note
Revue des Traditions Musicales was originally published in print by Antonine University Press.
Geuthner contributed to certain technical aspects of production and international distribution, without editorial responsibility.
The journal is now being republished by Luminous Insights Publishing House following its transfer.
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Note de l’éditeur
Revue des Traditions Musicales a été initialement publiée en version imprimée par Les Presses de l’Université Antonine.
Geuthner a contribué à certains aspects techniques de la production et de la diffusion internationale, sans responsabilité éditoriale.
La revue est désormais republiée par Luminous Insights Publishing House à la suite de son transfert.
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